La bûche de Noël

 

La coutume voulait que, la veille de Noël, on aille chercher une énorme bûche en forêt et que le soir de Noël, on la place dans l'âtre, arrosant le tronc d'huile, de sel et de vin cuit et récitant des prières. Ce geste cérémoniel dérivé des diverses célébrations païennes associées au solstice d'hiver, subsiste dans les campagnes. Le feu ne doit pas s'eteindre sous peine de catastrophes, aussi laisse-t-on tout le temps quelqu'un à l'heure de la messe de minuit. Les cendres de cette bûche protégeaient, dit-on, la maison de la foudre et des pouvoirs maléfiques du diable, guerissent des maladies et fertilisent la terre. Cette coutume, remontant au XIIe siècle, avait cours dans la plupart des pays européens. La disparition de cette tradition coïncide avec celle des grands âtres, remplacés progressivement par des poëles de fonte. La grosse bûche fut alors remplacée par une petite bûche de bois, parfois rehaussée de chandelles et de verdure, qu'on plaçait au centre de la table comme décoration de Noël.

Aujourd'hui, la bûche de Noël est devenue une pâtisserie traditionnelle, succulent gâteau roulé, glacé de crème au café ou au chocolat et décoré de feuilles de houx et de roses en sucre.

Eric

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